Article du Bien Public, lundi 6 novembre 2000.
Avec l'aimable autorisation d'Hélène FERNEL
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Halloween : comme sur des roulettes ! Pour célébrer Halloween, une occasion de se rencontrer et s’amuser, les membres de «Dijonroller » se sont rassemblés vendredi pour un parcours de 19 km. Samedi, place Darcy. Rendez-vous à 20h30. Sur la place, des personnages très « gore » : chapeaux noirs de sorcières, cornes de diable clignotantes, longs oripeaux noirs ou blancs, visages cadavériques, cheveux dressés … toute la panoplie d’ Halloween. Tous sont chaussés de rollers, quelques-uns sont à bicyclette. Inscriptions, prise de connaissance du parcours (reconnu le mercredi précédent par les membres du bureau, le cortège se met en place ! Quelques petits tours d’échauffement et puis s’en vont .. Rue de la Liberté, petite halte devant l »’Hôtel de Ville avant de se diriger vers Saint Apollinaire et Quetigny puis le retour.
La sécurité est assurée par des membres de l’association : la lanterne rouge est portée par Isabelle, avec son énorme chapeau de bouffon, et personne ne doit se trouver derrière elle. Sur les côtés, plusieurs responsables en gilet phosphorescent serrent les rangs. Derrière, un motard, (sans les rollers !) pour fermer le cortège ou l’ouvrir selon les besoins. « Les vélos, à droite ! », entend-on, de temps en temps. Tout le monde patine avec élégance. Pour Joris, qui fête son neuvième anniversaire en participant à cette randonnée exceptionnelle avec son père, c’est le bonheur, au milieu de tous ces « grands » !
monstres sur rollers : de quoi peupler les rêves des dijonnais (photos : Jean-François BOSSET) Lorsque le groupe doit croiser une artère importante, tout le monde marque un arrêt, un cordon de sécurité est mis en place et tous se lancent le plus vite possible. Les automobilistes rient, plaisantent, souvent surpris mais jamais agressifs, sauf un (le seul sur le parcours), sur le pont surplombant la rocade alors que le groupe se dirige vers les petites rues tranquilles de Saint-Apollinaire.
Les inscriptions scellent les retrouvailles : les personnages d'Halloween ne passent pas inaperçus ! A 21h40, trois petits quarts d’heure après
le départ, le groupe est déjà devant l’Espace Tabourot. A 22
heures, après quelques montées insensibles (sauf pour les mollets) et
quelques descentes, les créatures sur roulettes atteignent Décathlon,
partenaire du club : clameur et applaudissements. Au menu : chocolat au lait fumant, gaufre, crêpe, le tout salué par un ban bourguignon. Les langues se délient, les échanges sont gais, sympathiques, toutes générations, tous statuts sociaux mêlés, rassemblés autour de la même passion du roller. On repart, il fait frisquet. Mais quand on roule en ville, on n’a pas froid. Traverser l’université, la nuit, c’est peu banal ! La remontée des allées du parc, par les trottoirs, est un classique du genre. Le cortège rejoint à bonne allure la place Darcy par les rues du centre-ville. La rando s’est déroulée sans incident. Comme les participants, les organisateurs vont pouvoir dormir sur leurs deux oreilles. La pluie commence à mouiller. Il faut vraiment rentrer Hélène FERNEL « Fou de rollers, pas fou en rollers » Sur les gilets réfléchissants, on peut lire cette inscription fruit de la réflexion de l’une des adhérentes de l’association : « fou de rollers, pas fou en rollers ». Françoise, Hélène, Philippe, Odile, Jean-Michel, David, Marianne et d’autres sont des fidèles depuis la première heure. Car « Dijonroller » est une jeune association. Elle existe officiellement depuis le 2 septembre 2000. Ses membres ont commencé l’activité il y a déjà un an, en groupe. Ils pratiquent la « rando » à rollers « pour l’ambiance », « d’abord parce que c’est interdit, dit une adhérente … on retrouve des copains, on oublie la semaine ». « on se retrouve pour s’éclater entre jeunes gens, cela permet de se destresser ». « c’est Luc Lanier qui a créée le groupe explique Dominique qui est là depuis le début ». Pour le président, l’important « c’est de faire partager le plaisir du roller et de la rando ». « c’est génial », dit Sarah à l’arrivée. Pour Julien, 14 ans, c’était la première fois : « c’est bien, dit-il sobrement mais fatigant ! j’ai mal aux jambes ! ».« ça bouge un peu, disent Marie-Anne et Vanessa, 16 et 15 ans, parce que sinon, Dijon n’est pas très vivant ! »
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