Article du Bien Public, fin août 2000
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Depuis treize ans au Comité Départemental du Tourisme, au Conseil Général, Christophe Sauvage s'occupe de toutes les expéditions de brochures et de cartes de la Côte d'Or. Ce métier lui fait sillonner tout le département. Mais il aime voyager d'une autre manière : à roller. En fait il y est venu tout à fait par hasard, grâce à un ami. En septembre dernier, il a "dégoté" une paire de rollers pour voir si cela lui plaisait. Et sur "une petite crise de folie", il s'y est réellement mis. A trente ans, alors qu'il n'avait jamais fait de patins à glace, ni de ski, sa nature téméraire l'a poussé à s'entraîner sur les bords du canal. Puis il a pris ses patins pour aller au travail. C'était plus pratique que la voiture, et comme il est aussi footballeur, le roller lui a bien rendu service en terme de musculature et de résistance. En février, alors que la passion du roller ne le lâchait pas, il a eu vent de la randonnée hebdomadaire à travers la ville. C'est ainsi qu'après seulement quelques circuits et moins d'un an de roller, son niveau et son sérieux l'amènent à endosser le gilet jaune pour encadrer les patineurs !
POUR UNE RECONNAISSANCE DU ROLLER
Réussir à contenir un groupe pour éviter qu'il ne s'éparpille n'est pas toujours facile, surtout les soirs où plus de 500 personnes (de tous niveaux) participent. "Mais le plus dur, confie Christophe, c'est quand les débutants ne savent ni patiner, ni - surtout -freiner : ceux-là devraient s'entraîner avant de venir. Si le rythme est très cool, la randonnée fait 10 à 15 kilomètres, et elle dure près de deux heures". La déferlante du roller ne s'est pas encore calmée : il serait urgent de faire reconnaître le roller au niveau de la circulation selon Christophe. Les encadreurs - une quinzaine - ont entamé des démarches dans ce sens auprès de la mairie, afin que soit mise en place une réglementation visant à la fois les automobilistes et les patineurs.
DIJON ? UNE VILLE "TRÈS CAMPAGNE"
Christophe trouve Dijon "aérée, très agréable à vivre", "très campagne" : il y a le parc de la Colombière, celui des carrières Bacquin, le square de la République, etc. La pratique du Roller a aussi du bien en ce qu'elle fait découvrir la ville sous un autre angle : contrairement à ce que plus d'un peut penser, la ville de Dijon n'est pas plate !
Par rapport au "clou rouillé" qu'a obtenu Dijon cette année, Christophe s'interroge sur les critères. Car pour lui, circuler à Dijon à Roller à Dijon est possible - à conditions d'emprunter parfois les trottoirs-, d'autant plus que les pistes cyclables fleurissent un peu partout. Il est vrai que cela serait mieux si certains axes passagers étaient aménagés pour les cyclistes et les patineurs", ajoute-t'il.
Pour le moment il se laisse slalomer entre les rythmes tranquilles des ballades à roller avec ses amis, et la cadence accélérée de certains soirs lorsque, seul ou avec les autres encadreurs, il parcours des kilomètres à travers la ville... |
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